Bilan social individuel : épisode 3 - Le BSI dans un contexte international

Le Bilan Social Individuel est-il un exercice qui se pratique à l’international ? Existe-il des spécificités liées aux contenus, à la gestion de projet et au déploiement ? Quelles sont les bonnes pratiques en la matière ? Nous tenterons de répondre aux questions que se posent les entreprises qui souhaitent s’aventurer sur le terrain d’un « projet worldwide » !

Dans ce cadre, il est avant tout nécessaire de s’interroger sur le périmètre de déploiement du BSI : faut-il le déployer massivement dès la première année (dans plusieurs pays ou plusieurs continents) ou bien faut-il tester l’approche sur un périmètre restreint, élargi au fil du temps ?

Les deux approches sont envisageables. Toutefois, il ne faut pas sous-estimer l’ampleur d’un projet qui serait déployé dans le monde entier sans test préalable. Le succès de l’opération dépend de plusieurs facteurs clés :

  • L’adhésion des pays participants : une réelle motivation est nécessaire. Contraindre des pays non convaincus par la démarche est contre-productif.
  • Le pouvoir de décision du Chef de projet : il doit être libre de valider les différents livrables dans les délais impartis sans en référer systématiquement à un groupe de travail élargi.
  • L’existence de relais locaux dans les pays sur lesquels le Chef de projet peut s’appuyer à différentes étapes clés, notamment le choix des éléments/rubriques à aborder dans le BSI (cartographie des contenus par pays ou zone géographique) et la validation des bases de données qui en découle. La répartition des rôles de chacun devra être déterminée dès le lancement du projet.
  • La performance du SIRH : il doit permettre d’agréger aisément les données relatives à la rémunération et aux avantages sociaux.
  • La langue de publication du BSI : le BSI sera-t-il publié dans la langue de chaque pays ? En anglais ? Sera-t-il bilingue ou multilingue ? Cette question, qui peut paraitre annexe, est néanmoins cruciale dans le cadre d’un projet de communication RH.
  • Le format du BSI, digital ou imprimé : il est nécessaire de prendre en compte les contraintes de livraison. Ainsi, les supports digitaux (BSI en PDF ou eBSI full web) sont à privilégier dans le cadre d’une approche internationale.

Le projet international doit s’envisager dans une optique de mutualisation et d’homogénéité : un planning, une création graphique et une arborescence identiques mais des contenus adaptables par pays, une structure de base de données commune mais avec des champs spécifiques par pays. Quel en est l’objectif ? La simplicité de gestion du projet, bien sûr, mais aussi (et surtout) la volonté de porter un message unique, stratégique et fort.

Le BSI à l’international a le vent en poupe et progresse d’année en année : en 2021, 10% des BSI réalisés étaient internationaux (source : 12ème Observatoire de la Communication C&B – Siaci Saint Honoré, sept. 2021).

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